Actualités

Pour que la Nation soit gagnante, le Service national en RDC doit répondre aux besoins des jeunes tout en respectant leurs droits fondamentaux.

Pour que la Nation soit gagnante, le Service national en RDC doit répondre aux besoins des jeunes tout en respectant leurs droits fondamentaux.

Kinshasa, le 20 juin 2024 – Le Service national, récemment réactivé en République démocratique du Congo (RDC), suscite des débats passionnés. Alors que le gouvernement vise à promouvoir l’agriculture et à renforcer l’autosuffisance alimentaire, les méthodes employées soulèvent des inquiétudes quant aux droits humains.

Historique et controverses

Le Service national, initialement créé sur une base volontaire, a été réactivé pour enrôler de jeunes Congolais dans des formations agricoles. Cependant, le recrutement forcé de jeunes a été dénoncé par des opposants, des représentants de l’Église catholique et des acteurs de la société civile. Ils soulignent que cela viole les droits fondamentaux et équivaut à du travail forcé.

Statistiques alarmantes

Selon les données de la FAO, le pays dispose de près de 80 millions d’hectares de terres arables et 4 millions de terres irrigables, mais n’exploite que 1 % de ce potentiel agricole. En RDC, le secteur agricole contribue à hauteur de 20 % au PIB et emploie environ 70 % de la population active.

Performances du Service national

Cette saison, le Service national a relevé le défi de planter près de 4 000 hectares de maïs au lieu de 2 000 hectares en 5 ans, marquant une augmentation significative par rapport aux années précédentes. Le général-major Jean-Pierre Kasongo Kabwik, directeur du Service national, affirme être passé de 200 à 4 000 hectares cette saison, une performance « formidable ».

Réalisations des jeunes

Outre l’agriculture, les jeunes enrôlés ont également contribué à d’autres domaines. Ils ont fabriqué des bancs d’écoles pour les établissements de leur communauté, améliorant ainsi les conditions d’apprentissage pour les élèves. De plus, ils ont participé à la construction de puits d’eau potable dans les zones rurales, offrant un accès essentiel à l’eau pour les communautés locales.

Témoignage de Jean-Michel Kibonge

Jean-Michel, originaire de la province du Kasaï, a rejoint le Service national avec des doutes et des incertitudes. Il avait perdu ses parents à un jeune âge et n’avait pas eu l’occasion de poursuivre des études formelles. Cependant, son engagement au sein du Service national a ouvert de nouvelles opportunités pour lui.

  1. Formation en menuiserie :
    • Jean-Michel a choisi de suivre une formation en menuiserie. Il a appris à travailler le bois, à fabriquer des meubles et à sculpter des motifs traditionnels.
    • Grâce à cette formation, il a acquis des compétences pratiques et a pu créer des objets artisanaux qu’il a vendus sur les marchés locaux.
  2. Création d’une petite entreprise :
    • Après sa formation, Jean-Michel a décidé de lancer sa propre entreprise de menuiserie. Il a commencé par fabriquer des bancs d’écoles pour les établissements de sa communauté.
    • Ses produits de haute qualité ont rapidement attiré l’attention, et il a commencé à recevoir des commandes pour des meubles sur mesure.

Impact sur sa vie et sa communauté :

    • Grâce à son entreprise, Jean-Michel a pu subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille. Il a également embauché d’autres jeunes de sa région, créant ainsi des emplois locaux.
    • Les bancs d’écoles qu’il a fabriqués ont amélioré les conditions d’apprentissage pour de nombreux élèves, contribuant ainsi à l’éducation de la prochaine génération.

Reconnaissance et fierté :

    • Jean-Michel est fier de son parcours. Il a été invité à partager son histoire lors d’événements communautaires et a inspiré d’autres jeunes à poursuivre leurs rêves.
    • Il considère le Service national comme un tremplin vers un avenir meilleur et est reconnaissant des opportunités qu’il a reçues.

Comments est propulsé par CComment

Related Articles

Information

Le Siège du Parti est situé au n°3 de l'Avenue Essenja dans la Commune de Barumbu à Kinshasa.

Le Quartier Général et Cabinet de tavail du Président national se trouve au n°1 de l'Avenue des Forces Armées (Ex Haut Commandement - Quartier Royal - dans la Commune de la Gombe à Kinshasa.